Récit de mon deuxième accouchement naturel

Je vous avais fait le récit de mon premier accouchement naturel (lien ici). Je vous livre à présent le récit de mon deuxième accouchement qui était également un accouchement naturel. Mon accouchement était prévu pour le 8 septembre 2020. J’ai cependant accouché 12 jours avant la date prévue, à 39sa+2 (j’avais accouché 11 jours avant, à 39sa+3, pour mon premier accouchement), soit le 27 août 2020.

J’ai de nouveau accouché à la maternité de Nanterre (si vous voulez pourquoi j’ai choisi cette maternité pour mon accouchement, je vous invite à lire mon article à ce propos que vous trouverez ici).

J’ai eu la chance d’accoucher à nouveau par voie basse, sans péridurale et d’avoir de nouveau un accouchement très peu médicalisé, comme je le souhaitais (vous pouvez également retrouver mon projet de naissance ici) durant lequel j’ai pu expérimenter la poussée réflexe !

Néanmoins, mon accouchement ayant eu lieu pendant l’épidémie de Covid-19, mon mari et moi avons dû porter un masque pendant toute la durée de l’accouchement. Je n’ai été autorisée à le retirer qu’après la naissance pour récupérer.

RECIT DE MON DEUXIEME ACCOUCHEMENT NATUREL

  • Jeudi 27 août 2020 / 39sa+3j / DPA-12 / Jour J

* Environ 3h du matin : Je suis dans mon lit quand j’ai quelques contractions. Ce n’est pas vraiment une surprise car la veille déjà je sentais que bébé appuyait bien sur le col et vu que ma première fille était née avec 11 jours d’avance, on avait parié sur un accouchement le 28 août avec mon mari. Néanmoins, ce qui me surprend (et pas forcément dans le bon sens !), c’est que je ressens les contractions dans le bas du dos et qu’elles sont donc assez douloureuses. Pourtant bébé n’est pas en siège. Mais bon à ce moment-là, je ne m’affole pas. Je suis assez persuadée que c’est un faux travail car je m’attends à perdre les eaux avant de partir à la maternité, comme pour mon premier accouchement. J’attends donc de voir si ça passe. Pour ma première grossesse, j’avais eu des contractions la veille de l’accouchement qui avaient disparues au bout d’une heure environ.

* Environ 4h du matin : Toujours quelques contractions irrégulières et ressenties dans le bas du dos. Je regarde dans mon livre « Bien être et maternité » de Bernadette de Gasquet comment soulager ce genre de contractions puis fais un peu de ballon. Ça aide. En position assise, je ne ressens rien. Je retourne me coucher. Mais en position allongée les contractions sont de retour bien que toujours très espacées et irrégulières. Je pense donc toujours à un faux travail.

* 6h50 du matin : Toujours des contractions ressenties dans le bas du dos mais toujours bien espacées et irrégulières. Je continue donc de penser que c’est un faux travail bien que les contractions n’aient pas cessé depuis 3h du matin. Je préviens néanmoins mes beaux-parents que j’ai des contractions et que ce serait bien qu’ils s’occupent de mon aînée aujourd’hui même si on ne part pas à la maternité car dès que je pose le pied par terre, j’ai une contraction ! Pourtant, en position assise, je ne ressens toujours rien, ce qui me conforte dans l’idée que c’est un faux travail. Vers 7h, je décide d’aller prendre mon petit déjeuner puis je retourne me coucher même si c’est difficile de dormir avec les contractions et que je commence à me demander comment je vais réussir à gérer la douleur dans le bas du dos si les contractions continuent comme ça jusqu’à l’accouchement mais en plus intenses… J’arrive néanmoins à me reposer entre deux contractions car elles sont toujours assez espacées en position allongée.

* Vers 10h : Assise je ne ressens toujours rien. En revanche, en position debout, les contractions se rapprochent et leur intensité augmente. À un moment, alors que j’étais tranquillement assise sur mon lit après m’être occupée des poubelles et du lave-vaisselle, et que je ne ressentais aucune contraction ni aucune douleur, je décide de me lever. Je ressens alors une forte contraction et la tête du bébé qui pousse sur le col. Je préviens alors mon mari et mes beaux-parents qu’on va quand même faire un tour à la maternité histoire de vérifier si ce n’est finalement pas un vrai travail. Mon mari charge les valises dans la voiture au cas où, même si l’on reste tous les deux assez persuadés d’être renvoyés à la maison. Ma belle-mère arrive pour garder ma grande qui dort toujours (j’aurais pourtant aimé qu’elle soit réveillée pour lui dire au revoir et lui expliquer, mais je préfère qu’elle continue à dormir tranquillement), nous pouvons donc partir à la maternité !

Maternité de Nanterre (Crédit : Maternité de Nanterre)

* 10h20-10h30 : Je me dirige difficilement vers la voiture à cause des contractions qui, en position debout, sont assez rapprochées et fortes. Une fois assise dans la voiture ça va mieux. Je ressens peu de contractions et pas de façon très intense même si je sens parfois que la tête poussé. On commence à se dire que finalement, on n’y va peut-être pas pour rien.

* Environ 10h50 : Nous arrivons à la maternité. Mon mari me laisse devant les urgences maternité pendant qu’il va garer la voiture. Je l’attends dehors en gérant les contractions debout. Je croise un papa qui me souhaite bon courage. Mon mari me rejoint et nous entrons dans la maternité en disant que j’ai des contractions depuis 3h du matin. On nous dit d’aller en salle de naissance. Là-bas, une auxiliaire de puériculture me redemande pourquoi on est là même si elle voit que je suis en train de gérer les contractions toujours aussi rapprochées en position debout. Elle me sort d’ailleurs un « ah, ça pousse ». Sa collègue m’invite à passer aux toilettes pour un test urinaire puis nous emmène dans une salle pour faire un monitoring.

Monitoring à la maternité de Nanterre

* Vers 11h30 : Fin du monitoring, la sage-femme entre dans la salle pour voir ce que ça donne. Elle se présente et je la reconnais tout de suite : c’est la sage-femme que nous avions eu la veille de notre sortie de la maternité pour mon aînée. C’est elle qui avait le test de Guthrie à ma fille et qui m’avait aussi conseillé l’arnica pour mon hématome (un des meilleurs conseils que j’ai reçu post-partum !). Elle est très douce, gentille et à l’écoute. S’il y a une sage-femme que j’espérais avoir pour mon deuxième accouchement, c’est bien elle ! Je pouvais difficilement rêver mieux ! Elle regarde le monitoring, les contractions n’apparaissent pas particulièrement rapprochées. Je lui explique que je ressens peu de contractions surtout en position assise alors que debout les contractions sont assez rapprochées. Elle nous dit alors que le seul moyen de savoir si c’est un vrai travail, c’est de vérifier le col. Elle me demande mon accord pour un toucher vaginal et nous annonce que le col est déjà dilaté à 6cm !

Dilatation du col de l’utérus pendant l’accouchement (Crédit : Maternité de Nanterre et kiddicare.com)

Elle a l’air surprise, ce qu’elle nous confirme oralement ! Elle nous dit qu’étant donné ce que je lui avais raconté et mon calme, elle pensait nous renvoyer chez nous et ne s’attendait pas du tout à ce que le travail soit aussi avancé ! Elle est vraiment étonnée et me dit que je gère très bien la douleur. En tout cas, vu comment le col est dilaté, elle nous garde car l’accouchement, c’est bien pour aujourd’hui !

Elle me fait une prise de sang pour les RAI (Recherche d’Agglutinines Irrégulières) car je suis de rhésus négatif (je vous renvoie vers mon article sur l’incompatibilité de rhésus si vous souhaitez en savoir plus) ainsi que pour l’hémoglobine car l’anesthésiste en avait fait la demande suite à notre rendez-vous. Avant ça, elle part chercher un garrot, et on l’attend dire à ses collègues, encore étonnée, « la dame elle est à 6 ! ».

Elle m’installe ensuite le cathéter au cas où. Lors de mon premier accouchement, ce dernier avait été posé au niveau de la main, il m’avait beaucoup gênée et était très douloureux, presque plus que les contractions. Heureusement, cette fois le cathéter est posé sur l’avant-bras ce qui est nettement moins gênant et douloureux (j’ai dû garder le cathéter jusqu’au lendemain car ils pensaient me faire une perfusion de fer après l’accouchement donc heureusement qu’il était dans l’avant-bras et non dans la main !). La sage-femme me dit qu’effectivement au niveau de la main c’est plus douloureux et qu’elle ne le pose là que dans le cas où elle ne trouve pas de veine qui convienne dans l’avant-bras.

Enfin, elle me demande ce que je souhaiterais pour mon accouchement. Je lui dis que j’aimerais accoucher sans péridurale éventuellement en position accroupie mais qu’on verra sur le moment. Elle nous conduit alors dans la salle de pré-travail, aussi appelée salle « nature » car elle ne contient aucun matériel médical et est utilisée pour les accouchements naturels. La salle est libre. Il faut dire que la maternité est a priori loin d’être pleine et tant mieux. Ça change de mon premier accouchement où ils se demandaient s’il y aurait assez de place… On sent que le personnel est beaucoup moins stressé, et du coup, nous aussi ! Dans la salle « nature », après avoir fait un peu de place car il y a beaucoup de ballons, la sage-femme nous montre tout ce qui est à notre disposition (lit, ballon, multitrack, baignoire,…) et nous explique comment ils peuvent être utilisés. C’est exactement ce qui nous avait manqué lors de mon premier accouchement, donc avec mon mari nous sommes ravis !

Je m’installe dans le fauteuil à bascule pendant que mon mari va chercher les valises. Une fois en possession du sac que j’avais préparé pour la salle de naissance, j’enfile mon grand t-shirt que je préfère à la blouse d’hôpital et, étant donné qu’en position assise je ne ressens quasiment aucune douleur, je m’installe sur un ballon. Pour mon premier accouchement, j’avais passé plusieurs heures assise sur le ballon, penchée en avant en appui sur le lit de la salle avec mon mari derrière moi me massant le bas du dos. Néanmoins, cette fois, je sens rapidement que cela ne me convient pas. En effet, depuis le début, je ressens les contractions dans le bas du dos, et lorsque je suis sur le ballon, cela crée une pression assez désagréable sur le rectum à chaque contraction. Je m’installe donc plutôt sur le multitrack qui permet également d’être en position assise. En plus, mon mari peut s’asseoir sur le siège de derrière et me masser le bas du dos, vers le sacrum, là où les contractions font mal. Cette fois, je suis bien installée et mon mari aussi. Ses massages me soulagent bien pendant les contractions et je ne ressens presque aucune douleur. On regrette que les équipes ne nous aient pas proposé le multitrack lors du premier accouchement.

Fauteuil à bascule, multitrack et ballons dans la salle « nature » de la maternité de Nanterre (Crédit : Maternité de Nanterre)

On se dit aussi que comme pour le premier accouchement, on peut faire une croix sur le repas du midi ! En effet, si je suis autorisée à boire, je ne suis en revanche pas autorisée à manger (la sage-femme me dit que je peux quand même manger des petites choses) à cause des risques de vomissements notamment en cas d’anesthésie générale, et mon mari est solidaire !

On nous attribue une chambre. Mon mari peut enfin libérer un peu de place dans la salle de naissance qui était un peu encombrée par les valises.

* Vers 14h : Mon mari commence à avoir mal aux doigts à force de me masser le bas du dos, mais dès qu’il s’arrête, la douleur est plus importante, donc il continue ! Heureusement, car les contractions commencent à être bien rapprochées et à s’intensifier. On est toujours installés sur le multitrack car c’est toujours en position assise que je ressens le moins de douleur (entre temps j’ai essayé la position à quatre pattes sur le lit mais la douleur était plus importante qu’en position assise).

Massage du bas du dos sur le multitrack (Crédit : Maternité de Nanterre)

On commence à se dire que la petite sœur va sûrement naître vers 16h comme sa grande sœur, et qu’au final, même si tout le monde dit que c’est plus rapide pour le deuxième, ce deuxième accouchement sera aussi long que le premier !

* Un peu avant 14h30 : La sage-femme passe nous voir pour savoir si tout va bien et savoir où ça en est. Elle me demande si je souhaite prendre un bain dans la baignoire. Je réponds que non car lors de mon premier accouchement, je n’avais pas réussi à trouver de position confortable dans la baignoire, et ça n’avait donc fait qu’augmenter le stress et la douleur. Elle nous propose ensuite un monitoring et un toucher vaginal (elle ne nous oblige à rien, elle nous demande si on est d’accord pour les faire). Je lui donne mon accord mais demande si le monitoring peut-être fait en position assise car c’est vraiment la position qui me soulage le plus. Elle me dit qu’il n’y a pas de problème et installe le monitoring. Elle nous dit qu’elle repassera après le monitoring pour le toucher vaginal.

Le monitoring commence et on voit clairement qu’à présent les contractions sont plus intenses et très rapprochées. Au bout d’environ 5 minutes de monitoring, je sens que les contractions sont vraiment fortes, et je ressens le besoin de me lever un petit peu pendant les contractions. Je sens alors que ça comme à pousser. Un petit peu d’urine commence d’ailleurs à fuir. Je dis à mon mari d’appuyer sur le bouton pour appeler la sage-femme. Finalement, la petite sœur devrait arriver plus tôt que sa grande sœur !

La sage-femme arrive dans la salle et demande ce qu’il y a. Je lui dis que je sens que ça commence à pousser. Elle me demande si la poche des eaux est rompue. Je réponds que non, pas encore. Elle demande ensuite à sa collègue auxiliaire de puériculture de m’aider à enlever ma culotte pendant qu’elle va chercher du matériel. Pendant son absence, nouvelle forte contraction, je me lève à nouveau, la poche des eaux vient de rompre.

La sage-femme revient dans la salle avec le matériel. On lui dit que je viens de perdre les eaux. Elle propose alors de procéder au toucher vaginal afin de vérifier que je suis à dilatation complète. Elle me propose de le faire pendant que je suis debout afin que ce soit plus confortable pour moi. Résultat : je suis bien à dilatation complète et la tête est déjà bien basse et bien engagée.

Elle retire ses gants et commence à placer le champ opératoire en dessous moi afin d’accueillir le bébé. Mais elle n’a pas encore fini qu’une nouvelle grosse contraction arrive. Je sens que cette fois ça pousse vraiment, ma fille est train de sortir, je sens sa tête passer sans difficulté ! Je suis alors en position debout, penchée en avant et suspendue aux lianes du multitrack (j’ai pris cette position de façon instinctive, je n’aurais jamais imaginé accoucher debout !). La sage-femme, qui était encore en train de préparer le matériel, est prise de court. Elle réalise que la tête est en train de sortir et me dit d’arrêter de pousser mais c’est impossible ! Mon corps pousse tout seul sans que j’ai à y penser ! C’est la poussée réflexe que j’espérais !

La poussée réflexe (Source : parents.fr)

Position dans laquelle j’ai accouché sauf que je n’étais pas suspendue à mon mari mais aux lianes du multitrack (Crédit : Maternité de Nanterre)

Elle demande également à mon mari d’appuyer sur le bouton pour appeler ses collègues puis a à peine le temps de « cueillir » ma fille qui crie déjà ! Le cordon est court, donc on demande rapidement à mon mari de le couper s’il le souhaite (le placenta lui est toujours bien accroché à l’intérieur !). Il s’exécute. Comme j’ai finalement accouché debout, il y a beaucoup de sang au sol (la gravité n’aide pas que le bébé à sortir et la position debout fait que l’on voit tout !) ! Heureusement, ni mon mari ni moi ne sommes particulièrement sensibles à la vue du sang ! On m’aide ensuite à m’installer sur le lit qui est dans la salle pendant que l’auxiliaire de puériculture s’occupe du cordon de ma fille. Quelques minutes après, je peux enfin faire du peau à peau avec ma fille !

Les derniers instants avant la naissance ont été extrêmement intenses ! Tout s’est passé si rapidement ! Il faut du temps à tout le monde pour réaliser ! La sage-femme me dit qu’elle ne m’a même pas entendue pousser ! Elle mentionne également une sage-femme qui voulait voir un accouchement sur le multitrack mais qui n’a pas eu le temps de venir. D’ailleurs, dans la précipitation, les équipes ont oublié de regarder à quelle heure ma fille est née ! L’heure sur le monitoring ne donne rien non plus car il était tombé entre temps et avait été enlevé du coup. Heureusement, mon mari lui avait jeté un coup d’œil et estime qu’elle est née entre 14h43 et 14h47. C’est 14h43 qui sera retenu ! Notre fille ressemble beaucoup à sa grande sœur (en un peu moins chevelue !), ce qui est un peu perturbant ! On a l’impression d’avoir fait un saut dans le temps et d’être retourné dans le passé, au moment de la naissance de notre grande !

La sage-femme fait un prélèvement de sang au niveau de la partie du cordon qui est encore accrochée au placenta afin de déterminer le rhésus de ma fille (cela est nécessaire pour savoir s’il faut faire l’injection de Rhophylac, voir mon article sur l’incompatibilité de rhésus pour plus de détails). Le fait de procéder ainsi permet d’éviter de devoir une prise de sang directement au bébé. C’est à présent l’heure de la délivrance (expulsion du placenta). Mon mari récupère ma fille en peau à peau puis je pousse pour expulser le placenta. La sage-femme vérifie qu’il est intact afin de s’assurer qu’il ne reste aucun morceau à l’intérieur. Tout est ok.

Il y a néanmoins des petites déchirures au niveau du vagin (comme pour mon premier accouchement) qui nécessitent quelques points de suture (qui ne devraient pas me gêner selon la sage-femme car situés à l’intérieur du vagin). Direction donc une salle de naissance « classique » où on me fait une anesthésie locale et où on me recoud. J’ai perdu beaucoup de sang. On m’injecte un produit pour éviter les hémorragies via le cathéter, puis du paracétamol pour les douleurs des contractions. On prend ma tension et on vérifie également la tonicité de l’utérus (pour éviter les hémorragies) en appuyant dessus (c’est très désagréable bien que nécessaire) et on expulse quelques gros caillots au passage.

Ma fille est ensuite mise au sein. Elle tète bien.

* Un peu avant 17h : La sage-femme vient examiner ma fille et lui faire les premiers soins (réflexe de marche, vitamine K, collyre,…). Tout le monde nous dit que ses jambes sont positionnées comme si elle avait été en siège dans le ventre ! Pourtant, elle était tête vers le bas depuis très longtemps ! L’auxiliaire de puériculture pèse et mesure également ma fille : 3,395kg pour 49,5 cm ! Son gabarit est donc très similaire à celui de sa grande sœur malgré une estimation de poids plus faible. Ce n’est d’ailleurs pas non plus un petit bébé contrairement à ce que j’ai parfois entendu (même de la part du personnel médical !) pendant ma grossesse malgré mon relativement petit ventre.

On me demande ensuite d’aller uriner avant de retourner dans la chambre. J’essaye de me lever pour aller aux toilettes mais j’ai la tête qui tourne car je n’ai pas mangé depuis 7h du matin et que j’ai perdu beaucoup de sang. Je me rallonge. Ce sera donc dans un bassin (toujours mieux que la sonde urinaire de mon premier accouchement).

* Vers 17h : Ça y est, on est enfin tranquilles tous les trois dans notre chambre !

Chambre « Améthyste » à la maternité de Nanterre

Je n’avais pas spécialement de douleurs, mais j’étais un peu fatiguée et surtout affamée et mon mari aussi ! Heureusement, l’auxiliaire de puériculture qui nous a conduit dans notre chambre nous a proposé un goûter à mon mari et moi !

Comme je n’ai pas eu de péridurale, je pouvais bouger normalement. J’ai notamment pu me lever assez rapidement (après avoir mangé !).

CONCLUSION

J’aurais difficilement pu imaginer un meilleur accouchement que celui-là ! Tout s’est très bien passé !

J’ai pu gérer la douleur sans trop de difficulté malgré les contractions ressenties « dans les reins » puisqu’en position assisse je ne ressentais aucune, ou presque aucune, douleur et que les massages du bas du dos par mon mari me soulageaient bien. Le personnel était d’ailleurs assez étonné par mon calme !

De plus, j’ai eu la chance de ne pas perdre les eaux et donc de pouvoir rester à la maison plus longtemps et d’être du coup moins fatiguée.

On a également eu la chance d’avoir une super équipe et notamment une super sage-femme qui nous a montré toutes les possibilités qui s’offraient à nous dans la salle « nature » afin de soulager la douleur, a su s’adapter à nos souhaits (monitoring en position assise, toucher vaginal en position debout,…), et nous a demandé notre consentement avant chaque acte médical (monitoring, toucher vaginal,..).

De plus, la maternité n’étant pas très pleine à ce moment-là (nous étions le dernier accouchement de l’équipe de jour ce jour-là et seules 10 chambres étaient occupées dont une par nous), le personnel n’était pas stressé, a pu prendre son temps et nous en consacrer pas mal que ce soit au moment de l’accouchement ou tout au long du séjour (la différence était flagrante par rapport à mon premier accouchement durant lequel on sentait le personnel stressé et pressé car la maternité était pleine à craquer).

Avec mon mari, nous étions également moins stressés car nous savions un peu plus à quoi nous attendre que lors du premier accouchement.

J’avais une meilleure idée de ce que je souhaitais (suspension, poussée réflexe,…) et de ce que je ne souhaitais pas (baignoire, poussée trop précoce,…).

Je suis vraiment heureuse d’avoir pu expérimenter la poussée réflexe. C’était un de mes regrets pour mon premier accouchement : que l’on m’ait fait pousser trop tôt (comme si j’étais sous péridurale) et que du coup la poussée ait duré longtemps (environ 50 minutes) causant des dommages au niveau du périnée dont un hématome qui m’avait gênée pour m’asseoir pendant une dizaine de jours. Sentir son corps pousser tout seul, cette envie irrépressible de pousser, c’était à la fois magique, puissant et intense bien qu’un peu déroutant (tout va tellement vite et on ne contrôle plus grand chose !). Avec la poussée réflexe, plus besoin de se demander comment pousser, si on pousse bien,… De plus, contrairement à mon premier accouchement durant lequel la tête était restée coincée au niveau du vagin et du périnée avant de sortir complètement (ce qui était plutôt désagréable !), cette fois la tête est passée comme une lettre à la Poste ! Du coup, pas de dommage particulier au niveau du périnée. Si je dois accoucher à nouveau, je ferai tout pour avoir à nouveau cette poussée réflexe.

J’ai d’ailleurs eu un post-partum bien plus facile que pour mon premier accouchement (j’étais certainement mieux préparée). Pas de douleur particulière en dehors des inévitables tranchées (contractions de l’utérus ressenties comme des douleurs de règles notamment durant les tétées et qui permettent à l’utérus de retrouver sa taille normale et limitent le risque d’hémorragie) et ce malgré des petites déchirures et des points de suture au niveau du vagin (je crois que ma peau claire est trop fragile et que je ne peux pas éviter les petites déchirures !) et un léger œdème au niveau des lèvres du vagin. J’ai vite récupéré malgré une légère anémie.

Par contre, on entend souvent dire qu’un deuxième accouchement dure moins longtemps que le premier, mais ça n’a pas été spécialement le cas pour moi ! Si l’on regarde le temps écoulé entre le début des contractions et la naissance, il n’y a pas une grande différence même si pour le deuxième accouchement, nous avons passé moins de temps à la maternité.

Enfin, je redoutais le port du masque pendant l’accouchement, mais au final cela ne m’a posé particulièrement de problème. Il faut dire que ce jour-là, il faisait beau mais pas trop chaud, et qu’au final j’ai ressenti peu de contractions, que j’ai pu gérer assez facilement la douleur et que la poussée a été extrêmement courte. Mon mari n’a pas spécialement été gêné par la port du masque non plus. On a eu de la chance que malgré le contexte épidémique, il ait pu assister à l’accouchement, et aller et venir comme il le souhaitait durant le séjour.

Au final, mon seul regret pour cet accouchement aura été de ne pas pouvoir faire du peau à peau tout de suite avec ma fille à cause de la faible longueur du cordon qui ne le permettait pas (mais bon, on ne choisit pas !).

Je regrette également que mon aînée n’ait pas pu venir à la maternité, les visites étant interdites en dehors du papa à cause du Covid-19. La séparation pendant toute la durée du séjour a été un peu difficile, et ça lui aurait permis de mieux se représenter ce qu’il se passait.

Mais bon, le coronavirus n’a pas que du mauvais puisque du coup mon mari était en télétravail à la maison au moment de partir à la maternité, ce qui a simplifié les choses !

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3 réponses

  1. Amy dit :

    Merci pour tes récits d’accouchement ! J’accouche début décembre dans la même maternité, j’espère que les choses se passeront de manière aussi physiologique, en tout cas, c’est notre souhait ! Et la poussée réflexe, ça a l’air dingue…
    Au fait, qu’en est-il de l’accueil du papa ? Je sais qu’il peut rester la nuit, mais ils proposent des repas, et y a -t-il un couchage décent ?
    Et au niveau de la liste des choses à apporter, je me suis fiée à ce qui est indiqué sur le facebook de la maternité. Il n’y a donc pas besoin d’amener des serviettes de toilette pour la maman, par exemple ?
    J’espère que mes questions ne t’importunent pas. Merci d’avance pour tes éventuelles réponses !

    • anais dit :

      Merci pour ce commentaire ! Heureuse que mes récits puissent être utiles ! Le papa peut rester la nuit. Il faut juste prévenir avant 22h. Par contre, non, pas de couchage décent. Seulement une chaise ou un fauteuil. Pas de repas (mon mari a quand même eu un goûter après l’accouchement mais c’était exceptionnel!). Apportez des serviettes de toilette ! Rien n’est fourni. Un tapis de bain peut également être utile. Pas de visites autorisées en dehors du papa en ce moment à cause du covid. A voir comment les choses évoluent d’ici décembre. Si vous avez d’autres questions n’hésitez pas ! Bonne fin de grossesse et je vous souhaite un bel accouchement !

  2. Amy dit :

    Merci pour votre réponse ! Bon, du coup je pense qu’il ne restera pas, autant qu’il soit reposé pour notre retour à la maison.:D
    Merci pour les informations concernant les choses à apporter, c’est bon à savoir, car je suis un peu dans le flou. Enfin, le papa effectuera des allers-retours de toute façon, donc il pourra toujours rapporter les choses manquantes.

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