Le Post-Partum

Le post-partum correspond aux suites de couche, c’est-à-dire, à la période qui suit l’accouchement.

C’est une période normalement heureuse : l’accouchement est passé, le bébé tant attendu est là, on peut enfin le prendre dans nos bras.

Pourtant, cette période comporte aussi son lot de difficultés, et de nombreuses femmes ne l’apprécient pas particulièrement, certaines font même une dépression post-partum, le fameux baby blues.

Personnellement, même si je n’ai pas fait de dépression, je fais partie de celles qui ont trouvé cette période un peu difficile (l’accouchement à côté m’a paru assez anecdotique) et je vais vous expliquer pourquoi (attention, ce que je vais raconter n’est pas toujours très glamour !).

  • LA DOULEUR

On pense souvent à la douleur de l’accouchement mais moins souvent à celle qui suit l’accouchement !

Car si vous pensiez qu’une fois l’accouchement passé, c’en était fini de la douleur, ce n’est pas forcément le cas, surtout si vous avez subi une intervention chirurgicale du type épisiotomie ou césarienne.

Une des premières choses que les sages-femmes ont fait lorsque je suis retournée dans ma chambre après l’accouchement, c’est d’ailleurs de poser des anti-douleurs (de différents types, plus ou moins forts) sur ma table de chevet au cas où j’aurais mal (j’ai eu la chance de ne presque rien utiliser). Certaines femmes sont même parfois mises sous morphine.

Personnellement, mon accouchement s’est plutôt bien passé (vous pouvez retrouver le récit complet de mon accouchement naturelici), je n’ai pas eu d’épisiotomie ou de césarienne, seulement quelques déchirures, plutôt superficielles, qui m’ont valu quelques points de sutures, ainsi que quelques éraillures.

Ces éraillures, déchirures et points de suture ne m’ont pas vraiment causé de douleur en tant que tels, à l’exception de quelques brûlures et picotements en urinant les 2-3 premiers jours (on vous conseillera d’ailleurs souvent d’utiliser une petite bouteille d’eau à verser en même temps que vous uriner pour soulager ce genre de désagrément. Veuillez par ailleurs noter qu’aller à la selle peut également être parfois difficile après l’accouchement), et de quelques légers tiraillements par la suite au moment de la cicatrisation.

Au bout de 10-15 jours, tous les points étaient partis et tout était parfaitement cicatrisé.

Ce qui me gênait en revanche davantage, ce sont l’hématome et l’œdème que j’ai eu au niveau du périnée suite à mon accouchement.

Cela me faisait mal dès que je m’asseyais. Je pouvais donc difficilement m’asseoir. J’évitais ainsi cette position autant que faire se peut, c’est-à-dire tout au long de la journée sauf pour manger.

Cette douleur a duré environ 10-15 jours, le temps que l’hématome et l’œdème disparaissent.

Une autre douleur pas vraiment agréable et à laquelle je ne m’attendais pas, d’autant plus qu’elle est intervenue 2 jours après l’accouchement, la cystalgie, c’est-à-dire une douleur au niveau de la vessie en urinant identique à celle ressentie lors d’une infection urinaire, mais dans mon cas sans infection !

Au début, lorsque j’ai commencé à ressentir la douleur, j’ai tout de suite pensé à l’infection urinaire qui est assez courante après l’accouchement. Ce n’est pas agréable mais au moins ça peut être traité rapidement et simplement. Pourtant, l’examen cytobactériologique des urines (ECBU) n’a révélé la présence d’aucune bactérie.

La seule solution pour soulager ma douleur a donc été des anti-inflammatoires.

Je ne sais toujours pas à quoi était due cette cystalgie, elle a disparu d’elle-même au bout d’une dizaine de jours, un peu en même temps que l’hématome et l’œdème.

J’étais soulagée lorsqu’elle a disparu car j’avais vraiment peur qu’elle ne parte pas, ou dans longtemps, étant donné qu’on n’en connaissait pas la cause (il n’y a rien de pire pour moi qu’une douleur donc on ne connaît pas la cause car je psychote très vite ! Je suis un peu hypocondriaque sur les bords !).

Par ailleurs, l’accouchement n’a pas été le seul élément générateur de douleur dans mon cas.

En effet, au début, l’allaitement était aussi source de douleur pour moi (retrouvez mon article sur l’allaitement maternel ici).

Les crevasses, ce n’est effectivement pas ce qu’il y a de plus agréable, mais il faut également compter sur les tranchées, qui sont des contractions utérines qui causent des douleurs type douleur de règles, au moment de chaque tétée (en tout cas pendant les premiers jours) !

Si ces contractions utérines sont utiles car elles permettent à l’utérus de retrouver sa taille normale et limitent le risque d’hémorragie, elles n’en restent pas moins désagréables !

Plus tard, plusieurs semaines après l’accouchement, alors que toutes les autres douleurs avaient disparu, une nouvelle a fait son apparition : dès que je passais trop de temps en position accroupie, le haut de mon périnée devenait hypersensible et ça me brûlait lorsque j’urinais.

Cette douleur a duré plusieurs mois (6-7 mois, plus ou moins jusqu’à mon retour de couche) et est partie d’elle-même.

Je n’en connaît également pas la cause, mais plusieurs sages-femmes m’ont dit qu’il fallait un an pour que le corps se remette complètement d’un accouchement, et parfois la patience est malheureusement le seul remède (je ne suis malheureusement pas très patiente !)

Au final, dans mon cas, ce n’est pas tant l’intensité de la douleur post-accouchement qui m’a été difficile car j’ai eu la chance d’avoir un accouchement sans trop de problèmes, mais plutôt l’espèce d’omniprésence d’une douleur latente dans la moindre de mes actions quotidiennes, même les plus basiques comme m’asseoir ou aller aux toilettes. C’était donc surtout pesant moralement.

D’une certaine façon, j’ai trouvé la douleur de l’accouchement, bien que plus intense (j’ai accouché sans péridurale), plus supportable, car limitée dans le temps et avec une cause bien identifiée !

  • LES LOCHIES

Autre « joie » du post-partum, les lochies ! Les lochies sont les saignements qui surviennent après l’accouchement.

Ces saignements peuvent être très abondants les premiers jours et il n’est pas question d’utiliser des tampons à cause des germes ! La maternité vous remettra une culotte filet (super sexy !) ainsi que quelques protections bien épaisses, mais pensez à ramener les vôtres car la quantité donnée par la maternité n’est pas suffisante pour tout le séjour et des serviettes nuit, comme celles utilisées pendant les règles, bien plus fines, sont quand même plus confortables !

Les lochies peuvent durer jusqu’à 6 semaines.

Me concernant, les saignements ont duré 6 semaines tout pile malgré l’allaitement qui est censé favoriser la contraction de l’utérus et donc mettre fin aux saignements (et oui, je n’ai pas eu de chance sur ce point-là)!

Heureusement, comme pour les règles, l’intensité des saignements diminue petit à petit. Vers la fin, ce n’était plus que des pertes roses ou marrons très légères.

Les lochies contiennent souvent des caillots qui peuvent être assez gros ! Pour ma part, certains caillots faisaient au moins 3-4cm de diamètre !

  • LA FATIGUE

Une autre difficulté bien connue du post-partum : la fatigue !

En effet, à la fatigue liée à l’accouchement, il faut ajouter la fatigue liée aux pertes de sang (les saignements qui surviennent après l’accouchement étant abondants, ils peuvent entraîner une anémie), la fatigue liée à la douleur, la fatigue liée à l’allaitement et la fatigue liée aux réveils nocturnes de bébé !

En plus, pour moi, le séjour à la maternité n’a pas été reposant et ne pas permis de récupérer.

En effet, le lit n’était pas confortable (de toute façon, j’ai toujours du mal à dormir ailleurs que dans mon lit !), la chambre était surchauffée, on entendait tous les autres bébés pleurer, et le personnel de la maternité passait régulièrement, même la nuit, pour me demander l’heure et la durée de la dernière tétée.

De plus, je ne dormais que d’un œil, car je voulais m’assurer que ma fille qui dormait à côté de moi dans son berceau, allait bien. J’avais toujours peur qu’elle ne respire plus ou qu’il lui arrive je ne sais quoi !

J’ai pu commencer à vraiment me reposer et donc à récupérer, une fois rentrée chez moi (mon lit est tellement confortable !) surtout qu’au début, ma fille dormait beaucoup et ne se réveillait qu’une à deux fois par nuit (ça n’a pas duré!).

  • UN CORPS QUI CHANGE ET UNE SENSATION DE VIDE

La grossesse et l’accouchement ne sont évidemment pas sans effet sur le corps de la femme (vergetures, cicatrices, kilos en trop,…)(ce n’est pas rien de porter la vie et de mettre au monde un enfant !), et après la naissance, il faut donc apprendre à aimer ce nouveau corps qui est le nôtre.

Personnellement, j’ai eu la chance de ne pas avoir de vergetures, ni de cicatrice sur le ventre. J’avais pris 15kg mais il ne me restait à peine que 5kg après l’accouchement qui, par ailleurs, ne me dérangeaient pas car je souhaitais prendre quelques kilos (je les ai malgré tout perdus par la suite !).

En fait, pour moi, le plus dur à accepter, ça a été mon ventre qui, avant l’accouchement était encore tout rond, tout mignon, et qui, juste après l’accouchement, est devenu tout flasque !

Le changement a été un peu brutal pour moi !

En plus, après plus ou moins 9 mois de cohabitation 24h sur 24h, 7 jours sur 7, mon ventre m’a paru terriblement vide !

Du coup, j’avais beaucoup de mal à toucher mon ventre si flasque et si vide, même sous la douche ! Il me répugnait !

J’ai bien mis 1 mois avant de pouvoir vraiment le retoucher ! A ce moment-là mon ventre était redevenu normal, en tout cas, il n’était plus tout flasque !

  • LA CHUTE D’HORMONES

Pour ne rien arranger niveau moral, l’accouchement entraîne une chute d’hormones qui peut causer des troubles de l’humeur et être à l’origine de petits moments de déprime.

Le bébé subit aussi cette chute d’hormones. Cela se ressent souvent lors de la deuxième nuit après l’accouchement. Le bébé est très agité et la maman au contraire, est un peu abattue, parfois en pleurs.

La présence et le soutien de l’autre parent sont donc très importants à ce moment-là.

Cette chute d’hormones entraîne également une chute de cheveux. Tous les cheveux qui ne sont pas tombés pendant la grossesse tombent à ce moment-là ! Ne vous étonnez pas si vous retrouvez des énormes touffes de cheveux par terre !

Cela peut être un peu déprimant pour certaines femmes de perdre autant de cheveux.

Me concernant, j’ai pas mal de cheveux de base, et donc, même si j’en ai perdu pas mal après l’accouchement, cela ne se voyait pas trop.

  • TROUVER SES MARQUES EN TANT QUE NOUVEAU PARENT
  • Bébé est là, il faut maintenant s’en occuper !

    Très honnêtement, avec mon mari, une fois de retour dans la chambre après l’accouchement avec notre fille, nous étions un peu perdus ! Ni lui, ni moi n’avions l’habitude des nouveaux-nés, et nous ne savions pas comment la porter (elle nous paraissait si fragile et nous avions un peu peur de la casser !), ni même comment changer une couche, et étions un peu désarmés face à ses pleurs qu’on ne savait pas encore interpréter.

    Il faut du temps pour comprendre son bébé, trouver le rythme avec lui, et trouver ses marques dans son nouveau rôle de maman (c’est aussi valable pour les papas !), surtout lorsque c’est le premier enfant.

  • CONCLUSION

L’arrivée d’un enfant au sein d’une famille est le plus merveilleux des événements, mais c’est aussi un grand bouleversement, et comme tous les changements, il nécessite un temps d’adaptation. De plus, la grossesse et l’accouchement restent des épreuves pour le corps, il faut donc du temps pour s’en remettre (plusieurs sages-femmes m’ont dit qu’il fallait 1 an pour que le corps se remette complètement d’un accouchement). Les premières semaines après l’accouchement, voire le ou les premiers mois, peuvent parfois être un peu difficiles, mais ça en vaut le coup ! Les sourires de ma fille m’ont toujours fait rapidement oublier les petits coups de blues que j’ai pu avoir.

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